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Les "nonistes" de gauche tentent de surmonter leurs divergences en vue de 2007 |
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AFP, Nathalie Schuck, 11 septembre 2005
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LA COURNEUVE (AP) -- Comment continuer le combat? Réunis samedi à
la Fête de l'Huma', les leaders de la gauche du "non" ont planché sur
les moyens de prolonger la dynamique unitaire créée par la victoire du
"non" au référendum du 29 mai. Leur priorité: rester "rassemblés" pour
créer une "alternative" en 2007. Après
s'être retrouvé cet été à Arles ou Port-Leucate pour les journées d'été
de leurs différentes formations, le "club des cinq" du "non" s'était
donné rendez-vous à la Fête de l'Huma' à La Courneuve
(Seine-Saint-Denis) pour débattre des perspectives à gauche: Olivier
Besancenot (LCR), José Bové, Marie-George Buffet (PCF), le socialiste
Jean-Luc Mélenchon (Pour la République sociale) et la Verte Francine
Bavay (qui avait défendu le "non" contre l'avis de son parti). Invitée,
la direction "ouiste" du PS avait décliné. Après le mouvement
unitaire né avec la victoire du "non" au référendum, tous ont insisté
samedi sur la nécessité de rester "rassemblés" pour pouvoir remporter
la présidentielle de 2007. Face à un "gouvernement de brutes épaisses",
nous avons "un défi, c'est de transformer l'essai" du 29 mai, a exhorté
le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot. "Si nous avons gagné,
c'est parce que nous avons été unis", "il faut que cette unité reste",
a renchéri l'ancien porte-parole de la Confédédation paysanne, José
Bové. "Nous avons un devoir, celui de nous unir", a également
plaidé le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon, qui avait défendu le
"non" contre la direction de son parti. Reprenant une idée lancée par
la secrétaire nationale du PCF Marie-George Buffet, il s'est donc
prononcé pour la construction à gauche "d'une nouvelle union
populaire". Mais si tous s'accordent sur la nécessité de demeurer
soudés, les "nonistes" ont reconnu des "différences" tant sur le
contenu du programme "alternatif" qu'ils appellent de leurs voeux que
sur les alliances à nouer (avec ou sans le PS). "Il faut être
réaliste", "il faut que nous fassions des propositions applicables", a
ainsi exhorté le radical de gauche "noniste" Emile Zuccarelli, dans une
pique à la LCR. "Je suis prêt à être parfaitement réaliste, à
condition de réclamer l'impossible", a rétorqué Olivier Besancenot qui,
hostile à toute participation gouvernementale, a semblé infléchir sa
position. "Chaque fois que la gauche a joué petit bras, la gauche a été
sanctionnée", a renchéri Marie-George Buffet, venant à sa rescousse.
Jetant une pierre dans le jardin du PS, qu'elle avait jusqu'ici ménagé,
la secrétaire nationale du PCF s'est prononcée pour "un programme qui
rompt avec toutes les politiques social-libérales qui ont été menées". Mais
si tous disent vouloir faire primer le projet sur la question
électorale, la présidentielle de 2007 est dans toutes les têtes et
l'idée d'une candidature commune fait son chemin. "Ne faisons pas comme
le restant de la gauche, n'ayons pas les deux yeux braqués sur les
prochaines présidentielles", a donc mis en garde Olivier Besancenot.
José Bové, à qui on prête des ambitions élyséennes, a également calmé
le jeu en assurant que le candidat choisi ne serait que le
"porte-parole" d'un "collectif". "Ne tombons pas dans le piège de la
personnalisation", a-t-il dit. A charge pour Jean-Luc Mélenchon,
partisan d'une candidature de Laurent Fabius, de faire retomber la
pression: "je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle? Ce qui
est surprenant pour un socialiste", s'est-il amusé... AP
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