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La moitié des entreprises doit être éligible au crédit d'impôt
Corsematin, Charles Capia, 11 juin 2001
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Charles Capia, président du Medef, estime que le volet fiscal voté le 22 mai à l'Assemblée nationale est "insuffisant et injuste" pour les Corses.

Corse Matin : Le texte de loi n'étant pas définitivement bouclé, que préconisez-vous ?

Charles Capia : Nous attendons qu'au moins 50 % des entreprises corses soient éligibles au crédit d'impôt.

Corse Matin : Par quels moyens ?

Charles Capia : Nous avons proposé que l'hôtellerie soit beaucoup plus largement ouverte sur la notion de tourisme ; que le BTP et les corps d'états secondaires soient expressément inclus dans le dispositif du crédit d'impôt ; qu'il en soit de même pour les transporteurs routiers de marchandises et pour les secteurs liés au traitement des déchets, des eaux, et de manière plus générale de l'environnement. Nous souhaitons aussi que le secteur agroalimentaire soit éligible sans restriction.

Corse Matin : Vous parlez du BTP mais ne dit-on pas que les entreprises ne pourront pas faire face aux travaux généraux par le plan exceptionnel d'investissement ?

Charles Capia : L'application du régime de crédit d'impôt permettra aux entreprises du BTP de s'équiper et d'assumer. Et parce qu'on nous dit la même chose de l'ingeenering inhérent à tous ces travaux, le MEDEF propose que les professions libérales qui assurent des fonctions de production de conseils, études et assistance, puissent également bénéficier du crédit d'impôt.

Corse Matin : Tout le monde serait logé à la même enseigne ?

Charles Capia: Comme le Conseil exécutif, nous pensons qu'il faut prévoir deux niveaux : un niveau réduit, peut-être de 20 %, applicable à toutes les entreprises sans restriction ; un niveau plus élevé, peut-être de 33 %, applicable aux secteurs auxquels j'ai fait référence tout à l'heure. Il faut enfin que toutes les entreprises corses, qui ne bénéficieront pas de ce régime, soient traitées comme les entreprises continentales qui sortent de la zone franche.

Corse Matin : Et vous croyez sincèrement que vos propositions peuvent encore recevoir un écho favorable ?

Charles Capia: Le gouvernement et le Parlement se grandiront à traiter la Corse avec dignité en jouant sans réserve la carte de la confiance et en dotant cette région d'un statut fiscal efficace qui puisse constituer un élément déterminant sur la route du développement économique qui reste le meilleur moyen d'enraciner la Corse dans la paix civile et sociale.

Corse matin 11 juin 2001

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